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- Allaitement :: allaitement jumeaux
Site sur le maternage des enfants multiples, jumeaux et plus. On y aborde les adaptations que le maternage requiert dans ce cas bien particulier, l'éducation non violente, la psychologie des bébés, le portage, l'allaitement, le cododo, le développement personel, le respect de l'enfant notamment en ce qui concerne son sommeil, ses émotions, son alimentation, les pleurs de l'enfant. Sont abordés également le thème de la spiritualité, des réflexions à propos de la place du père, de la grossesse multiple et de l'accouchement des multiples. Egalement, une bibliographie, des notes de lecture et des liens. Une place est faite pour les témoignages et les réflexions des lecteurs.Apercu : La fonction alimentaire est profondément rattachée à la mère. Ne parle-t-on pas d’ailleurs de “mère nourricière” ? Bien au-delà de la fonction première, nourrir son enfant implique une affectivité. Nous aborderons dans cette rubrique, l’allaitement maternel, le biberonnage, et la nourriture des enfants lorsqu’ils sont diversifiés. A l’inverse, malheureusement, la plupart des mères qui donnent le biberon à leurs enfants, appliquent la méthode rigide d’un biberon toutes les trois heures (ou deux heures trente). Pourtant, quelques pédiatres et professionnels de la santé du petit enfant commencent enfin à abandonner cette pratique pour le moins inutile. On avait coutume d’arguer que l’immaturité du système digestif de l’enfant imposait cette contrainte. Par deux fois, il est arrivé qu’une de mes filles, lorsqu’elle avait quelques mois, ait besoin de deux biberons de suite ; elle n’a jamais été malade ; elle avait simplement besoin de cette quantité là de lait. Lorsque c’est arrivé, j’ai souvent pensé qu’elle avait une poussée de croissance, comme ces bébés allaités qui restent au sein pendant trois jours ! Si vraiment vous ne pouvez pas allaiter, inspirez-vous tout de même de la philosophie de l’allaitement maternel pour nourrir votre bébé. Faites confiance à vos bébés ! A fortiori, la question de comment nourrir ses bébés, se pose avec beaucoup d’importance chez les parents de multiples, car elle va requérir toute une organisation, organisation qui risque de faire disparaître l’aspect maternant. Comment nourrir ses deux bébés en même temps ? Lorsqu’on a un bébé, on peut à loisir l’endormir dans ses bras ; lorsqu’on en a deux ou plus, on a parfois le coeur déchiré, car en endormir un dans ses bras implique de ne pas s’occuper de l’autre ou des autres. Chacun va essayer de trouver ses solutions, tout en gérant ses frustrations, ses doutes, et sa culpabilité. Aujourd’hui, on sait avec certitude que la production lactée s’adapte à la demande ; on va même jusqu’à parler de “mythe” en ce qui concerne le manque de lait. Le problème va plutôt résider dans la disponibilité qu’il demande, disponibilité doublement requise dans le cas de mamans de jumeaux. Bien sûr, on peut allaiter ses enfants en même temps, si ils ont faim en même temps, et si la maman en a envie. Il faut réussir à installer ses bébés au sein et trouver une position où tout le monde est bien. A ma connaissance, beaucoup de mamans de jumeaux pratiquent un “allaitement mixte” plutôt qu’un allaitement exclusif. Vous aurez besoin d’être doublement aidée, ce qui n’est pas toujours possible. Dans le cas du “biberonnage”, là aussi, il faut trouver ses marques. Il n’est pas possible de tenir deux bébés dans les bras pour leur donner le biberon. Pour ma part, il m’est arrivé très souvent de les nourrir en même temps ; j’en prenais une sur les genoux, le dos appuyé contre mon buste et l’autre était couchée à côté de moi, face à moi. De temps en temps, il arrivait des moments bénis où elles s’endormaient ainsi contre moi, repues l’une et l’autre. Dans ces moments-là, j’éprouvais un profond contentement, car j’avais pu câliner mes deux bébés en même temps, leur apporter ce dont elles avaient besoin au même moment, sans me sentir mal parce que je n’ai pas assez de bras ! Parfois aussi, leur rythme respectif fait bien les choses : je les endormais l’une après l’autre dans mes bras. Il n’y a rien de plus beau que mes petites filles qui s’abandonnent dans mes bras. Les articles sont les originaux des auteurs, avant corrections du journal. Certaines illustrations et tableaux sont manquantes. A vos loupes pour traquer les différences! Lestradet se proposait de manipuler le lait des nourrissons et de comparer leur consommation alimentaire avec leur croissance au cours des trois premiers mois de la vie. Il donne à 8 enfants un lait riche en calories (73 calories pour 100 g) et à 12 enfants un lait pauvre en calories (50 calories pour 100 g). Chaque enfant ayant la liberté de se nourrir comme bon lui semble, libre de déterminer ses horaires et ses quantités de nourriture. Et voici ce qu’il constate. Tout d’abord qu’il existe un rapport direct entre la quantité absorbée et la richesse calorique du lait. Les enfants du 2e groupe compensent spontanément la diminution des calories par une augmentation de la quantité de lait de façon à maintenir une quantité de calories adéquate au bon déroulement de leur croissance. Ils n’ont pas été dupés par la manipulation diététique et ont continué à ajuster leur consommation à leurs besoins. Mais également, qu’aucune relation n’est retrouvée entre la quantité de lait absorbée et la croissance. Il existe bien des enfants petits mangeurs ou, au contraire, grands mangeurs, traduisant ainsi l’inégalité des besoins dès la naissance. Mais tous suivent une croissance identique démontrant ainsi qu’ils savent naturellement eux-mêmes déterminer leurs besoins. Deysher ont repris ce type d’expérience sur de jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans. Ils donnent avant un repas soit une crème dessert très calorique, aromatisée à l’abricot soit une crème dessert peu calorique mais aromatisée à la fraise. On voit que les enfants réduisent leur repas après la crème à l’abricot et mangent plus après la crème à la fraise. Dans les deux groupes, la somme calorique de la crème dessert et du repas restant à peu près identique. Puis après 6 jours, on inverse les saveurs : la crème à l’abricot devient peu calorique et la crème à la fraise très calorique. Après quelques essais, qui leur permettent d’analyser inconsciemment la nouvelle valeur énergétique des crèmes dessert, les enfants modifient la taille de leur repas et se mettent à manger moins après la crème à la fraise et plus après la crème à l’abricot. Ils ont adapté leurconsommation afin de maintenir un apport calorique correspondant à leurs besoins.
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